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C’est dans un climat plutôt détendu que se déroulait mardi 13 octobre le premier Conseil municipal de la rentrée. Mais après cette longue coupure, nous doutons, aujourd’hui, plus que jamais de la
pérennité des projets avancés par la majorité durant cet été.
En effet, le principal point abordé lors de ce conseil et, disons-le, le symbole, de cette politique de cafouillage menée tout au long de ces derniers mois par Monsieur Dosne et son équipe, est la mise en place de la vidéo-protection à deux endroits de la ville :
La Zac des studios pour le bas de Joinville et l’ensemble RER/rue de Paris en ce qui concerne les Hauts de Joinville.
Le souhait de faire disparaître dans certains quartiers le sentiment d’insécurité qui peut exister, est certes tout à fait justifié, mais, vous en conviendrez, la sécurité est un mal bien trop grave pour que l’on ne le soigne qu’avec des symboles.
Les caméras de surveillance peuvent pallier ce problème mais à un certain niveau seulement car dans la plupart des cas elles ne font que le déplacer quand que le mal devrait
être pris à la racine. La vidéosurveillance peut être efficace mais seulement complétée par d’autres initiatives.
Notre conseiller Municipal, Areski OUDJEBOUR à demandé comment à été réalisé le diagnostic sur la délinquance à Joinville qui motive cette vidéo surveillance, et particulièrement sur les zones du
R.E.R et des Studios, ainsi que le fonctionnement du C.S.U (Centre de Supervision Urbaine). Il a été répondu que le CSU ne serait actif que pendant les heures d’ouverture de la Police Municipale,
pas de réponse au reste de la question.
De plus, malgré le recrutement d’un policier supplémentaire, la majorité n’à pas jugé utile de prévoir, derrière ces vidéos supposées nous protéger, un fonctionnaire de police pour les visionner. Cela veut donc dire que ces caméras ne serviront qu’à repérer éventuellement votre agresseur et non pas à le dissuader de vous agresser. Nous réclamons depuis plusieurs mois que les horaires de la police municipale soient étendus au-delà de 20h.
Le constat est sans appel : le service minimum fonctionne très bien pour la majorité UMP de Joinville et leur objectif n’est pas l’efficacité mais bien 2014… Tout cela pour un prix prohibitif par rapport aux améliorations espérées : près de 300 .000 euros…
Il aurait, sans doute, été plus efficace de renforcer l’équipe de fonctionnaires, de créer ainsi des emplois et de leur permettre d’accroitre leur présence sur le terrain et ainsi développer plus de proximité dans les quartiers Joinvillais.
Cela n’en aurait qu’amélioré les rapports entre les policiers municipaux et les habitants.
A retenir également de cette séance, le réajustement du budget pour l’année 2009 et principalement la diminution globale des investissements débattus en commission alors qu’à l’inverse, les projets de rénovation des rues Gilles et Palissy qui eux, n’ont pas fait l’objet de concertation, augmentent de manière considérable (+ 500 000 euros) par rapport au budget initial.
Le terrain sur la pointe du Tremblay quant à lui, dont les travaux avaient été budgétés pour 2009, n’à toujours pas été cédé à la commune de Joinville par son actuel propriétaire, la ville de Paris. On apprend donc, encore un cafouillage, que le maire prévoit la construction d’un centre technique municipal sur un terrain qui ne lui appartient même pas et dont les négociations sont loin d’être réglées.
Enfin, nous avons tenu à déplorer le manque de communication sur l’ouverture de l’enquête publique qui à débuté hier dans le cadre de la mise en œuvre du projet de la ZAC des
Hauts de Joinville. Une enquête à laquelle vous pouvez participer jusqu’au 4 décembre au deuxième étage de la mairie et qui sera suivie d’une réunion publique le 7 décembre prochain.