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L'aménagement des Hauts de
Joinville, constitue indéniablement une nécessité qui aurait supposé une politique municipale ambitieuse au service de l'intérêt général.
Alors que le maire affiche, dans la présentation du projet, sa volonté de « concevoir ensemble »,
le manque évident de concertation empêche les Joinvillais d’être partie prenante d’un projet dont ils subiront irrémédiablement les conséquences.
Contrairement au projet de l'ancienne municipalité, le juste équilibre n'a pas été trouvé entre la
construction de nouveaux logements et les équipements publics attendus.En effet, aucune réelle étude d'impact n'a été effectuée afin de prendre en compte les conséquences de l’arrivée
supplémentaire de 1100 habitants sur le fonctionnement des écoles et des crèches, mais aussi sur les besoins en infrastructures culturelles et sportives et sur l'accroissement de la circulation
et des difficultés de stationnement. Des habitants qui seront, de plus, accueillis dans des immeubles de 6 à 8 étages. Autre sujet d'inquiétude, le manque de transparence au plan
financier ;il est en effet regrettable qu' aucun bilan financier de la ZAC n'ait été à ce jour communiqué. Un projet de 40 millions d’euros mérite plus d’explications et une juste
concertation.
Une certitude, Eiffage, l’aménageur, ne financera ni le gymnase dont le coût restera à la charge
des Joinvillais, ni les parkings initialement prévus.
Cela laisse augurer
des conséquences désastreuses sur les impôts à venir. Par ailleurs, la majorité ne semble pas s’inquiéter de la disparition de plus de 250 places de parking entre le R.E.R et la rue de
Paris.
Monsieur Dosne
privilégie la densification urbaine. Tout est fait en catimini dans une totale opacité.Les Joinvillais n’apprendront comme d’habitude qu’après coup, les ventes d’espaces publics, la destruction
des espaces verts et des arbres centenaires de la maison Desprairies alors que des bâtiments obsolètes comme l’ilôt C comportant notamment la pharmacie sont conservés. De même, la démolition
de l’ancienne gendarmerie classée au
patrimoine s’appuie sur une prétendue étude concluant à la « non faisabilité d’une réhabilatation » sans apporter la moindre preuve !
Pire, lors des très rares réunions publiques, ce ne sont pas les élus de la majorité qui répondent aux
questions sensibles mais les représentants de cabinets d’études.
La ville fera-t-elle le poids face aux aménageurs privés pour défendre l’interêt public?
C’est d’autant plus inquiétant !
Nous serons toujours attentifs.
Bonne, très bonne année 2010 à tous.