Pour une réponse européenne à
l’urgence de la crise
Dans la crise, seule une réponse européenne peut être efficace. Les efforts dispersés sont
vains. Nous devons agir en commun pour que notre réponse à la crise soit forte et cohérente. Entre Européens, nous devons savoir faire preuve de solidarité. Solidarité entre pays, notamment vis-à-vis de ceux qui sont le plus affectés par la crise économique et financière. Solidarité entre citoyens européens également, pour aider les plus défavorisés frappés par le chômage ou touchés par l'exclusion.
Nous proposons de :
- Mettre en oeuvre un plan de relance européen si la crise s’aggrave encore.
Ce plan de relance doit comporter des dépenses d’avenir pour aider les PME et
des mesures de solidarité envers les plus démunis et les classes moyennes touchées
par le chômage. Ce plan s’orientera vers une croissance verte, grâce notamment à
la mise aux normes durables des bâtiments et au développement des transports
propres.
- Financer ce plan de relance par un emprunt européen, qui pourra
atteindre selon l’évolution de la crise jusqu’à 3% du PIB. Cet emprunt européen
permettra de relancer nos économies autour de projets d’avenir.
- Amplifier le montant des fonds sociaux européens (fonds social européen,
fonds d’ajustement à la mondialisation) et en faciliter l’accès pour aider les
salariés européens à faire face aux restructurations dues à la crise.
- Mener une politique européenne de l’emploi pour sécuriser les parcours
des salariés.
Pour une solidarité économique européenne
L’Europe a besoin de renforcer la coordination de ses politiques économiques. L’euro nous a protégés pendant la crise. Mais nous ne sommes pas encore capables d’organiser une véritable politique économique. Nous n’avons pas non plus de moyens suffisants pour
conduire cette politique tant que le budget européen ne s’élèvera qu’à 1% du produit
intérieur brut (PIB).
Nous proposons de :
- Créer un Conseil de la politique économique de la zone euro, qui se
réunira au niveau des chefs d’Etat et de gouvernement, assurera le dialogue avec
la Banque centrale européenne (BCE), coordonnera les politiques budgétaires et
mettra en oeuvre les initiatives communes de soutien à l’économie.
- Harmoniser la fiscalité de l’épargne et celle des sociétés.
- Augmenter et consolider le budget européen en y affectant une taxe
carbone ou une contribution prélevée sur les mouvements spéculatifs sans hausse
des pressions fiscales nationales.
- Mener une véritable politique de recherche européenne en doublant le
budget européen de la recherche et en instaurant une aide pratique au dépôt des
brevets.
- Instaurer une politique industrielle européenne grâce à la mise en place
d’un fonds stratégique d’investissement au sein de la Banque européenne
d’investissement (BEI). Il financera des projets stratégiques, les nouvelles
technologies de l’environnement et les PME innovantes.
- Renforcer les dispositions anti-trust européennes.
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1°) Désignation du secrétaire de séance
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